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Comment dessaler la nappe phréatique ?

Le principe de la méthode consiste à pomper de l'eau la plus salée possible. Dès 1976, de nouveaux ouvrages ont ainsi été implantés.

En 1998, le Préfet du Haut-Rhin a validé la stratégie globale de dépollution du Bassin Potassique, concertée entre les administrations, les collectivités et les MDPA. Elle a conduit à la mise en place de 20 nouveaux puits complétant les 48 puits existants (arrêt de 17 puits, validé par la Commission Inter Services des MDPA).

Ainsi, cette mobilisation pour la restauration de la qualité de la nappe phréatique, permet aux MDPA d'afficher les résultats suivants :

L'extraction nette de sel de la nappe a été quadruplée entre 1997 et 2002, année au cours de laquelle 264 000 tonnes ont été pompées de la nappe.
En 1998, les estimations et mesures dénombraient 2,2 Mt de sel dans la nappe, en 2008 ce chiffre est ramené à 400 000 t et devrait être quasi nul en 2014.
D'une superficie de 150 km², les deux langues salées ne s'étendent aujourd'hui plus que sur 50 km².

La nappe phréatique de surface sera donc nettoyée en 2015 !

Questions / Réponses

Questions / Réponses

Puits de fixation, puits de dépollution, quelle différence ?

Les puits de fixation sont des ouvrages situés à l’aval immédiat des terrils permettant de capter le sel qui s’infiltre du terril avant qu’il ne progresse dans la nappe. Ces ouvrages sont importants, notamment lors des opérations de dissolution accélérée, pour lesquelles on s’assure auparavant que les terrils sont bien fixés. Tous les terrils en ont été équipés ; au total, il y en a actuellement 31.
Les puits de dépollution sont situés à l’aval éloigné des terrils ; ils constituent des barrières hydrauliques dans les deux langues salées permettant de récupérer le sel historique la nappe avant qu’il ne progresse dans la plaine d’Alsace. Ils sont au nombre de 20 actuellement. En raison de l’efficacité des fixations mises en place, l’extraction de sel par les puits de dépollution diminue fortement ces dernières années.

L'eau de la nappe phréatique contient-elle naturellement des chlorures ?

La nappe phréatique contient par endroits et en profondeur des chlorures d’origine naturelle, à l’intérieur et à l’extérieur du bassin potassique. Ils proviennent essentiellement des aquifères artésiens du tertiaire, mais parfois du jurassique. La nature des eaux est généralement différente. Alors que les eaux salées provenant des terrils sont chlorurées sodiques et douces, ces eaux sont chlorurées calciques, magnésiennes et dures. Elles atteignent la base du substratum par les failles naturelles de la plaine d’Alsace et quelquefois par des sondages non rebouchés (à l’extérieur du BP notamment).

La nappe phréatique est-elle polluée par d'autres entreprises et d'autres rejets ?

La nappe est fragile et sensible à différents types de pollutions. En particulier, des pollutions d'origine agricole affectent certains secteurs : nitrates, pesticides…
Par ailleurs des pollutions accidentelles d'origine industrielle peuvent altérer la qualité de l'eau et la rendre impropre à la consommation. Ce cas de figure s'est déjà produit dans le Bassin Potassique et peut se reproduire.

La consommation d'eau potable pompée dans la nappe est-elle menacée ?

Compte tenu de l'importance de la nappe phréatique d'Alsace, la consommation d'eau potable venant de la nappe n'est pas vraiment menacée. Les possibilités d'interconnexion des différents réseaux AEP sont multiples et doivent permettre de faire face à différents aléas. La remise aux collectivités des réseaux MDPA à la fin de leur utilisation par l'entreprise facilitera ces solutions alternatives.

Ces langues salées vont-elles être complètement résorbées ?

Les barrières hydrauliques que constituent les pompages de dépollution se poursuivront jusqu'à disparition de ces langues salées.

Zoom en images

Nappe sel extrait et infiltré

Nappe sel extrait et infiltré

Sel dans la nappe 1990-2014

Sel dans la nappe 1990-2014