Jusqu'en 1934, la totalité des résidus résultant du traitement de la sylvinite, soit les insolubles (schistes et anhydrite) et le chlorure de sodium (NaCl) ont été stockés sur les terrils.
La mise à terril des résidus se faisait à l'origine avec des berlines tractées par des chevaux, puis par téléphériques (c'est cette méthode qui a conduit à constituer les parties pointues des terrils) et plus récemment par navettes de camions.
Aucune protection particulière des sols n'a été mise en place à l'origine.
Plus un terril est ancien, plus il est chargé en sel. L'ampleur des stocks a alerté la Direction des Mines de Potasse qui a obtenu dès 1931 un arrêté préfectoral autorisant le rejet du sel dans le Rhin sous forme de saumure acheminée par un pipe line. Grâce au canal des saumures, les dépôts en terril ont pu être finalement réduits aux seuls insolubles.
Ainsi, quinze terrils et deux parcs à boues ont été érigés dans le bassin potassique, près des fabriques. Ils sont tous différents et de composition très hétérogène.
Au total, 64,5 millions de tonnes de résidus d'exploitation ont été déposées, comprenant 18,6 millions de tonnes de sel.
Sous l'effet des pluies, du sel se dissout au cœur du terril et les eaux salées s'infiltrent dans la nappe. Entraînées par l'écoulement Sud-Ouest / Nord-Ouest de la nappe, ces infiltrations sont à l'origine de deux langues salées, la langue Ouest issue des terrils Marie-Louise, Alex et Rodolphe et la langue Est issue des autres terrils.
Ces infiltrations auraient encore pu perdurer durant des décennies, si les MDPA n'avaient pas engagé les travaux de dissolution accélérée et contrôlée des terrils
