Dans le bassin potassique, la pente moyenne est assez importante (plus de 6 %) et influence le sens et la vitesse d’écoulement de la nappe.
L’exploitation et le traitement du minerai ont nécessité des consommations d’eau importantes. Depuis leur arrêt, les pompages sont entièrement dédiés à la dépollution du bassin potassique.
Grâce à l’optimisation de ces opérations, le volume annuel d’eau pompée est passé de 38 millions de m3 à 28 millions de m3, sans aucun impact visible sur le niveau de la nappe.
Avec l’avancement de la restauration de la qualité de la nappe, les pompages sont progressivement arrêtés. Certains puits peuvent être repris par des collectivités, des industriels ou des exploitants agricoles.
L’arrêt des pompages n’a qu'une influence marginale sur la variation de la hauteur de la nappe.
Cette infime variation annuelle est estimée à 5 % du volume d’eau sous jacent de la nappe. Il faut la comparer aux données suivantes :
- Le réseau hydrographique de surface qui alimente la nappe, charrie plus de cinquante fois plus d’eau que les pompages n’en extraient.
- Le volume d’eau extrait par les pompages MDPA représente une quantité inférieure à la différence de pluviométrie entre une année sèche et une année humide.
- Les rivières du bassin potassique infiltrent dans la nappe trois fois plus de quantité d’eau que les pompages n’en prélèvent.
L’arrêt progressif des pompages n’aura ainsi quasiment pas d’impact sur la variation de la hauteur de la nappe.
La modélisation des remontées de nappe réalisée par le BRGM conclut qu’en aucun endroit du bassin potassique, il n’y aura de remontée de nappe jusqu’à la surface en dehors des gravières.
