Il faut rappeler que dans le SDAU (Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme) adopté en 1974, le scénario prévu pour le territoire du Bassin Potassique, était la démolition totale et le retour à la nature de tous les carreaux miniers. Le Centre Peugeot Mulhouse devait prendre le relais des MDPA en matière d’emplois. Si de nouvelles zones d’activités devaient s’implanter, elles le feraient sur des terrains vierges. On ne parlait pas de développement durable à cette époque.
La réalité a été très différente de ces prévisions.
Dès 1979, la Table Ronde sur l'avenir du Bassin Potassique réfléchit à la réutilisation des premiers carreaux arrêtés pour "en optimiser la valorisation et répondre aux besoins du marché et de l'emploi".
Les carrea ux d'Ensisheim, Anna, Fernand, Alex et Rodolphe font l'objet de ces premières réflexions avec les collectivités locales.
En même temps, les MDPA commencent le nettoyage de ces sites : démolition des bâtiments non réutilisables, dépollution éventuelle, remblayage des puits, abattage des premiers chevalements.
A partir de 1996 et la signature du Plan Cadre, la concertation entre les différents partenaires de la reconversion est renforcée et la réflexion sur l'avenir des carreaux débouche sur un plan de développement durable du Bassin Potassique. La Communauté des Communes du Bassin Potassique élabore en collaboration avec les MDPA son Agenda 21 qui reprend ces réflexions. L'Agenda 21 du Bassin Potassique sera fusionné avec celui de la CAMSA lors de la disparition de la CCBP et l'adhésion de 10 communes à la CAMSA.
Les différents sites sont traités en accord avec ce plan de développement durable et en 2008, la reconversion est quasiment achevée : des sites ont été renaturés, d'autres réindustrialisés et certains ont changé de vocation.
