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Le grand essor

De nouveaux puits :

Les Mines sous séquestre sont divisées en 4 groupes à la tête desquels sont nommés des directeurs français :

  • Amélie, Max, Joseph-Else
  • Marie-Louise
  • Anna et Fernand (ex. Reichsland)
  • Théodore

KST, avec Alex, Rodolphe et Ensisheim, est un groupe privé à coté des Mines sous séquestre.

La loi du 26 mars 1921 autorise l’acquisition par l’Etat des Mines de Potasse d’Alsace sous séquestre. Il faut attendre le 24 mai 1924 pour que l’Etat procède effectivement au rachat des Mines pour 208 millions de francs.
Et la nationalisation ne sera effective qu’avec la loi du 23 janvier 1937 « portant fixation du régime définitif des Mines Domaniales de Potasse d’Alsace et organisation de l’industrie de la potasse ».

Passée la période de mise sous séquestre et le rachat par l'Etat français, les Mines vont connaître un développement considérable des installations d'extraction et de traitement du minerai.
Les puits Anna Est et Ouest, Ensisheim 1 et 2 sont terminés. Les puits Rodolphe 2, Ungersheim 1 et 2, Ensisheim 3 sont foncés.

Le renfort en nombre et en nationalités :

Ce développement va s'accompagner d'une augmentation importante du personnel nécessaire.

Ainsi de 3 400 en 1918, l'effectif ouvrier inscrit va passer à 6 500 en 1924 et plus de 11 000 en 1930.
Les Mines seront rapidement dans l'obligation de faire appel à de la main d'æuvre étrangère, essentiellement polonaise.

L’évolution des effectifs des travailleurs polonais donne la mesure du développement :

  • fin 1923 : 204
  • fin 1929 : 3215

La naissance des cités minières :

Pour attirer et retenir du personnel en aussi grand nombre, le logement est un élément essentiel et les constructions vont s'accélérer.

Alors qu'en 1924, on ne compte encore que 373 logements pour des familles, un programme de 4000 logements est lancé en 1925, c'est l'acte de naissance des cités minières.

Au final, 18 cités, KST comprises, vont ainsi sortir de terre sur 431 hectares, pendant cette période d’essor inégalé.

La 19ème, Jeune-Bois, ne verra le jour qu’après-guerre

En 1930, le parc des Mines Domaniales sera passé à 4 585 logements (et 1 393 places pour célibataires dans les foyers). Celui de KST atteint 1054 logements, places pour célibataires comprises.

Les œuvres sociales :

En même temps que les constructions de logements, tous les édifices publics et toutes les œuvres sociales vont se mettre en place.

  • le service médico-social et les pavillons de santé
  • la société coopérative de consommation, les cantines des Mines, les cantines scolaires
  • églises et presbytères
  • écoles maternelles, écoles primaires, logements d’instituteurs, enseignement ménager.
  • salles des fêtes
  • les installations sportives

Pour les petits villages du Bassin Potassique, c'est un formidable bouleversement démographique qui va faire passer certaines communes de la bourgade agricole à la ville en une décennie.
Ainsi Wittelsheim, qui comptait quelques centaines d'âmes au début du siècle, dépasse les 7000 habitants en 1929.
Pour en savoir plus :
L’action sociale des MDPA de 1918 à 1945 - Rémy Tessonneau - 1946
Les Mines d’Alsace, une entreprise industrielle d’Etat – André Fanton d’Andon et JA Douffiagues - 1948

Questions / Réponses

Questions / Réponses

Un hôpital a-t-il été construit pour les mineurs ?

Après avoir acheté l'ancien mess des officiers de la caserne Coehorn, les Mines démolissent les bâtiments en très mauvais état et construisent une clinique de 24 lits. Après la guerre, les bâtiments vont abriter divers services et l'ensemble sera revendu à la Ville de Mulhouse en 1973.

Pourquoi l’immigration a-t-elle été majoritairement polonaise ?

La Pologne qui renaît de ses cendres en 1918 est essentiellement rurale avec une main d'œuvre pléthorique et un chômage important. Il n'y a pas d'autre solution que l'émigration pour de nombreux polonais. Une Convention franco-polonaise est signée en 1919, convention organisant l'arrivée des travailleurs polonais en France. Mais c'est surtout le secteur privé qui va organiser le recrutement en Pologne, notamment la Société Générale d'Immigration, émanation du Comité des Houillères de France. C'est par ce biais qu'arriveront dans toutes les régions minières, et en particulier en Alsace, les travailleurs polonais.

Que sont devenus les bâtiments des œuvres sociales ?

La plupart des bâtiments existent toujours. Certains ont gardé leur affectation première : écoles, églises, salles des fêtes. D'autres ont trouvé une utilisation nouvelle. L'ancien corps de ferme à Schoenensteinbach est ainsi devenu après réhabilitation, le siège de la Communauté des Communes du Bassin Potassique, l'ancienne cantine de Joseph-Else est aujourd'hui une clinique vétérinaire…

Les MDPA sont-elles encore propriétaires de logements ?

Le parc de logements des Mines a compté jusqu'à 7300 logements. Aujourd'hui, ils sont tous vendus. La plupart l'ont été à leurs occupants, mineurs en très grande majorité. Environ 1200 logements ont été cédés à des bailleurs sociaux locaux, avec maintien dans les lieux des ayant droits des Mines qui continuent à y bénéficier du logement gratuit à vie.

Zoom en images

Rodolphe 2

Rodolphe 2

Ungersheim 1

Ungersheim 1

Maison de cité Type F Cité Fernand-Anna

Maison de cité Type F Cité Fernand-Anna

Maison de cité KST Bollwiller

Maison de cité KST Bollwiller

Foyer des célibataires Anna

Foyer des célibataires Anna

Cantine Joseph-Else

Cantine Joseph-Else

Coopérative Grasegert

Coopérative Grasegert

Eglise Sainte-Barbe

Eglise Sainte-Barbe

Ecoles Rossalmend

Ecoles Rossalmend