La police des mines
La Police des MinesLe volume "mémoires techniques" est destiné à établir un état des lieux complet et transparent des installations et propriétés MDPA, informations communes et requises pour les dossiers de sortie du domaine minier.
La sortie du domaine minier de toutes les concessions MDPA respecte la procédure définie par les prescriptions réglementaires du décret n° 2006-649 du 2 juin 2006 (article 43 à 50) et celles de l'article 44 du décret 95-696 du 9 mai 1995. Cet article reste applicable pour les dossiers déposés avant la publication du décret précité.
Concrètement :
- Les MDPA élaborent un dossier de déclaration d'arrêt des travaux miniers qui est adressé à la Préfecture. Ce dossier est destiné à la consultation des services de l'Etat et des communes concernées.
- Le Préfet saisit la DRIRE qui est chargée d'examiner la recevabilité du dossier.
- La DRIRE peut proposer au Préfet d'engager les consultations ou de demander aux MDPA de compléter ce dossier. Si le Préfet juge le dossier recevable, il lance la consultation des communes et des services intéressés.
- Les services de l'Etat intéressés et les Collectivités Locales concernées disposent respectivement d'un délai de deux mois et trois mois pour faire connaître leurs observations. A défaut, d'observations formulées dans les délais prévus, l'avis est présumé favorable.
- Sur la base de ces avis et des observations recueillies, la DRIRE établit un rapport et émet un avis sur la déclaration. Le rapport et l'avis de la DRIRE sont transmis au Préfet avec éventuellement une proposition de mesures supplémentaires.
Le Préfet dispose alors de quatre options :
- Soit la DRIRE communique aux MDPA les mesures supplémentaires que le Préfet envisage de prescrire. Les MDPA disposent alors d'un mois pour présenter leurs observations éventuelles. Le Préfet prend un arrêté prescrivant tout ou partie des mesures supplémentaires.
- Soit le Préfet donne acte de la déclaration aux MDPA qui peuvent alors clore les travaux dans les conditions prévues par leur déclaration.
- Soit le Préfet laisse s'écouler le délai initial de 6 mois et les MDPA peuvent alors procéder à l'arrêt des travaux, dans les conditions prévues par leur déclaration.
- En cas d'impossibilité de statuer dans le délai, le Préfet peut prendre un arrêté motivé, fixant un nouveau délai.
- Sur la base de l'article 91 alinéa 5 du code minier, l'arrêté préfectoral donnant acte de la déclaration ou prescrivant des mesures supplémentaires peut fixer un délai dans lequel les MDPA devront réaliser les travaux ou les mesures conditionnant la notification de l'arrêt définitif.
A noter : Le défaut d'exécution des mesures prescrites dans le délai imparti peut entraîner leur exécution d'office par les soins de l'administration, aux frais de l'exploitant (article 91 alinéa 6).
Une fois accompli l'ensemble des mesures prescrites, les MDPA adressent au Préfet un mémoire descriptif des mesures prises.
La procédure d'arrêt des travaux miniers et d'utilisation des installations minières est alors terminée et la police des mines s'éteint à partir du jour de la publication de l'arrêté préfectoral.
Attention : L'article 91 in fine du code minier, précise que la réactivation de la police des mines reste possible au cas où "des risques importants susceptibles de mettre en cause la sécurité de biens ou des personnes apparaissent"…
Pour les MDPA, les procédures d'arrêt des travaux miniers sont suspendues depuis janvier 2006.
La DRIRE a souhaité à cette date la réalisation d'une étude globale à l'échelle du Bassin Potassique, des impacts de l'exploitation des MDPA, telle est donc la vocation des "Mémoires Techniques" remises au Préfet fin 2008.
L'acceptation de ce dossier conditionne l'instruction des dossiers d'arrêt des travaux miniers pour les concessions concernées.
Toutefois, cette étude globale devrait permettre au Préfet de réduire la procédure en prenant directement l'arrêté préfectoral donnant acte des mesures prises.
